Meiji-jingū, sanctuaire shintoïste de Tokyo !

Premier article sur le Japon, le temple Meiji-jingū ! C’était en février dernier, sur un coup de tête j’ai pris un billet pour le Japon, au programme, Tokyo, Kyoto et Nara ! Tout fraîchement débarqué à l’aéroport international d’Haneda, je décide de profiter de ma première journée pour découvrir le fameux sanctuaire Meiji.

Sanctuaire Meiji-jingū

Le temple Meiji-jingū, c’est quoi?

Situé dans le célèbre quartier de Shibuya, le Meiji-jingū est le principal temple shintoïste de Tokyo (ou plutôt un sanctuaire pour être précis). Il est plutôt récent puisqu’il a été construit en 1920 mais sa version actuelle est encore plus récente puisque celui-ci a été détruit pendant la seconde guerre mondiale et reconstruit ensuite. Pour d’autres détails historiques sur le temple Meiji-jingū, je vous invite à lire sa page Wikipédia.

Découverte du Meiji-jingū

Après 20 minutes de marche à partir du plus grand carrefour du monde (qui fera l’objet d’un autre article) à Shibuya, me voilà dans le parc qui abrite le temple Meiji-jingū. Par chance, le mois de février n’étant pas touristique, il n’y a pas grand monde et je découvre l’entrée de celui-ci, une immense arche en bois, qui est appelée Torii, dans la religion shinto, cette « porte » permet de séparer le monde physique du monde sacré. L’entrée du temple est entièrement gratuite.

Torii Meiji-jingū

En suivant le long chemin qui mène jusqu’à la partie principale du sanctuaire, on croise plusieurs autres Torii géants mais on découvre surtout un magnifique mur de Komodaru, il s’agit de tonneaux de bois traditionnels japonais qui contiennent du Saké, célèbre bière japonaise, mais dans les temples shintos, ils sont vides et sont généralement utilisés pour recevoir des offrandes. C’est un véritable régal pour les yeux de découvrir les nombreux motifs différents sur chacun d’entre eux (ne me demandez pas la signification des écrits sur les tonneaux, je n’en ai aucune idée).

komodaru Meiji-jingū

Un peu plus loin, on a la possibilité d’accéder à un jardin conçu par l’empereur Meiji lui-même pour la somme de 500 yens. Mais vu que c’était l’hiver, j’ai décidé de ne pas y aller, j’ai donc continué mon chemin pour enfin arriver à l’entrée du complexe principal du Meiji-jingū, symbolisée par un grand Torii jaune.

Meiji-jingū

Entre le Torii jaune et les remparts en bois du sanctuaire se trouve une petite fontaine avec d’étranges cuillères en bois, on appelle ça un temizuya, on en trouvera d’ailleurs à la majorité des entrées des temples shintoïstes, il s’agit d’eau sacrée destinée à nous purifier. Le but ici n’est pas de boire l’eau mais de se laver les mains, la bouche et enfin la nuque.

Fontaine shintoiste temizuya

L’intérieur du sanctuaire Meiji-jingū est une grande place plus ou moins carrée, sur 3 côtés, on peut voir une immense porte dans les remparts pour entrer ou sortir du lieu.

Entrée Meiji-jingū

Et enfin, tout au fond de la place, un large escalier nous permet de rejoindre la zone de prière, on lance une pièce dans la boîte à offrandes du temple, on s’incline deux fois, on tape deux fois dans nos mains et on fait notre prière. Une fois la prière finie, on s’incline une dernière fois et on peut s’en aller ! Malheureusement comme souvent dans les temples shintos, on ne peut pas prendre de photographies de l’autel, et pour ceux qui se demandent pourquoi, il s’agit d’un problème de droit à l’image, les temples shintoïstes trouvaient ça injuste que les professionnels viennent prendre des photos du temple en se faisant passer pour des touristes et les vendent sur internet sans donner une commission pour l’entretien du temple, encore une fois, les touristes lambdas payent pour les sans-gênes mais je suis d’accord avec ce raisonnement.

temple Meiji-jingū

Pour ceux qui le souhaitent, on peut également faire des voeux en utilisant des tablettes de bois, appelées Ema, à l’origine une image de cheval était peinte à l’avant de la tablette puisque les riches offraient des chevaux aux temples en échange d’une bénédiction, mais aujourd’hui on trouve des images diverses et variées. Ainsi, contre quelques centaines de yens, on peut écrire un vœu ou une prière sur les tablettes et on l’accroche au mur en espérant que ça se réalise ! A noter qu’on peut tout à fait l’écrire dans notre langue si on le souhaite.

voeux prieres tablettes bois ema

Sachez que le sanctuaire Meiji accueille régulièrement des mariages traditionnels le week-end, ça peut donc être intéressant d’y faire un tour à ce moment là même si, forcément, il y a plus de monde également. Et pour finir, il y a une petite boutique souvenir à une des sorties du temple, n’hésitez-pas à y faire un tour et découvrir les objets traditionnels shintoïstes !

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